Édito 2016

Cécilia Bovet, Delphine Jeanneret, Gisèle Comte

Co-directrices

L’édition 2016 a été pensée autour de la thématique «Un truc dans le genre». Il s’agissait de programmer des films qui questionnent les stéréotypes de représentation des femmes et des filles au cinéma, mais aussi d’aller à la rencontre de pionnières du cinéma. La thématique a fait mouche et a intéressé le public, curieux d’aborder cette question!

Le Festival de Cinéma Jeune Public, c’est un moment pour… vivre le cinéma comme une expérience collective, s’embarquer vers des émotions artistiques intenses, découvrir des formes esthétiques originales, et affûter son regard!

Et Un truc dans le genre, c’est pour… réfléchir aux stéréotypes de genre au cinéma… et dans la vie!

Prix du Jury des jeunes et des maisons de quartier

Le « Jury des jeunes et des maisons de quartier », formé de quatre jeunes de 12 à 14 ans, a élu Crystal Lake de Jennifer Reeder (Etats-Unis, 2016, 19’), meilleur film de la compétition internationale de courts métrages en lui remettant un prix d’une valeur de CHF 1000.-. Le Jury a également voulu récompenser le film My Honeymoon, d’Eileen Hofer (Suisse, 2014, 4’) en lui attribuant une mention spéciale.

Crystal Lake de Jennifer Reeder

Prix du Jury des enfants

Composé de huit enfants de 8 à 10 ans, le jury des enfants a choisi de récompenser le film Skatekeet d’Edward Cook (Pays-Bas, 2015, 15’) qui reçoit un prix d’une valeur de CHF 1000.- doté par Pro Juventute Lausanne-région. Une mention spéciale a également été attribuée au film Semele de Myrsini Aristidou (USA, Chypre, 2016, 13’).

Skatekeet d’Edward Cook

Le teaser
du festival

Réalisation: Julien Chavaillaz
Jeu: Joséphine de Weck
Image: Cyprien Corminboeuf
Maquillage: Faustine Kohler
Musique: Gael Kyriakidis & Julien Chavaillaz
Mastering: Alt Mix Studio

Ateliers

Projections

0 (6)
Ans

Fée-ministe

Rita s’amuse avec son pote le crocodile ; une fée transforme le monde avec sa baguette magique ; avec l’aide de ses amis chats, une petite fille amène de la couleur et des rythmes dans un univers gris et ennuyeux ; une maîtresse femme est sur tous les fronts pour protéger sa progéniture ; une princesse fabrique elle-même son prince ; des personnages à la sensibilité à fleur de fourrure apprennent à vivre ensemble ; et une super héroïne géante sauve le monde. Ce programme de courts métrages rythmé fait découvrir aux plus petit-e-s des univers artistiques variés où femmes et fillettes sont bien dans leurs baskets.

Rita et le Crocodile, Siri Melchior (Danemark, Grande-Bretagne, France, 2014, 5’)

Looks, Susann Hoffmann (Allemagne, 2014, 3’)

The Girl who Spoke Cat, Dotty Kultys (Grande-Bretagne, 2016, 5’)

Pawo, Antje Heyn (Allemagne, 2015, 7’)

Futon, Yoriko Mizushiri (Japon, 2012, 6’)

Walk, Tatiana Kuznetsova (Russie, 2015, 3’)

Pro Mamu, Dina Velikovskaya (Russie, 2015, 6’)

Super grand, Marjolaine Perretten (Suisse, 2014, 2’)

37 ‘

Sans dialogue

0 (6)
Ans

Un prince sur deux est une princesse

Carte blanche à « Mon Premier Festival »

Nounours range sa chambre au son de musique pop; une fillette préfère jouer au chevalier qu’à la dinette; un renard rencontre une enfant intrépide qui fait pousser des plantes géantes; une princesse part à la chasse au dragon, comme ses frères; un loup se fait louve pour incarner le lac des cygnes; une petite fille devient l’amie du grand méchant loup; une princesse romantique embrasse un prince romantique mais ça ne se termine pas en conte de fée; et Nounours a une maman qui travaille… Les films choisis par le festival français «Mon Premier Festival» racontent des histoires pour rire et vivre des aventures avec les héroïnes peu commodes qui n’ont que faire des jeux réservés aux filles.

Dentelles et dragons, Anais Sorrentino (France/Belgique, 2015, 5’)

Le renard minuscule, Sylwia Szkiladz et Aline Quertain (Suisse, 2015, 8’)

La chasse au dragon, Arnaud Demuynck (France/Belgique, 2015, 6’)

Wolf, Julia Ocker (Allemagne, 2015, 3’)

Moroshka, Polina Minchenok (Russie, 2015, 7’)

Prince et princesse, Michel Ocelot (France, 1989, 11’)

48 ‘

VF / sans dialogues

8 (10)
Ans

Yuki & Nina

Yuki a 9 ans et vit à Paris. Sa mère, japonaise et son père, français, sont sur le point de se séparer. C’est la fin de l’année scolaire et la fillette projette avec exaltation de passer ses vacances avec sa meilleure amie Nina. C’est à ce moment-là que la mère de Yuki lui annonce qu’elles vont toutes les deux partir vivre au Japon.

92′

VF

Hippolyte Girardot et Nobuhiro Suwa

FR, JP   2009

Comme des cinémas / Les films du lendemain

8 (10)
Ans

Le monde m’appartient

Programme de courts métrages – Compétition internationale

Le programme présente des fictions, des documentaires, des dessins animés et des films en stop motion, menés par des filles décomplexées, décidées, battantes, intelligentes, brillantes: elles crèvent l’écran et les représentations habituelles des femmes au cinéma. Fatma doit annoncer une mauvaise nouvelle à sa maman; une sportive d’élite désobéit à sa famille pour participer à un concours décisif; un visage disparaît sous un voile; une skateuse vit sa passion à fond; Semele manigance pour passer une journée avec son père; et Julie a la poisse… mais s’en moque!

Le Silence, Ali Asgari, (France, Italie, 2016, 15’)

Beach Flags, Sarah Saidan (France, 2014, 13’)

Fade to Black, Amer al-Barzawi (Syrie, 2015, 1’)

Skatekeet, Edward Cook (Pays-Bas, 2015, 15’)

Semele, Myrsini Aristidou (USA, Chypre, 2016, 13’)

Julie, Sibylle Zurbriggen (Suisse, 2015, 4’)

61 ‘

VOSTFR

8 (12)
Ans

« Corps accords » avec Maya Deren

Ciné-concert en collaboration avec l’EJMA

Les films de Maya Deren, figure emblématique du cinéma expérimental des années 1940, sont emprunts d’une poésie envoûtante et enchanteresse. Ils sont ici mis en musique par les enfants de l’atelier de création musicale, qui a eu lieu les week-ends qui précèdent le Festival. Orchestré par les musiciens lausannois Benoît Moreau et Luc Müller, qui jouent entre autres dans le collectif Rue du Nord, le spectacle sera total !

At Land, Maya Deren, USA, 1944, 15’

The Private Life of a Cat, Maya Deren, USA, 1944, 22’

Ensemble for Somnambulists, Maya Deren, USA, 1951, 6’

43′

Sans dialogue

Maya Deren

USA   1944

12 (14)
Ans

Des épaules solides

Sabine est une adolescente qui se destine à devenir athlète de haut niveau. Elle suit sa scolarité dans un internat sport-étude et n’a qu’un idée en tête: améliorer coûte que coûte ses performances. Cherchant à dépasser ses limites, elle se confronte à ses collègues masculins, et aux limites de son propre corps, à ce moment précis où il devient femme. Avec un savoir faire et une maîtrise sans faille, Ursula Meier réalise un film d’une rare intensité, où le public s’approche au plus près de la vie et de l’expérience de Sabine. 

95′

VF

Ursula Meier

CH   2003

Need Production

12 (14)
Ans

Haut les coeurs !

Programme de courts métrages – Compétition internationale

Berivan livre un témoignage poignant sur les requérant·e·s d’asile en Bulgarie; un groupe d’adolescentes féministes prennent d’assaut un skate parc, casque sur hijab; Laura interview sa maman qui a un point de vue très personnel sur la famille; une jeune femme interprète Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats­Unis; et la vie de Seide va changer pour toujours lorsque sa famille décide d’arranger son mariage. Les personnages principaux sont des jeunes femmes qui n’ont pas froid aux yeux et racontent leurs histoires sans passer par quatre chemins. Elles habitent l’écran telles de vaillantes combattantes qui savent très bien ce qu’elles se veulent.

My Honeymoon, Eileen Hofer (Suisse, 2014, 4’)

Crystal Lake, Jennifer Reeder (Etats-Unis, 2016, 19’)

If Mama Ain’t Happy, Nobody’s Happy, Mea de Jong (Pays-Bas, 2015, 25’)

Bus Nut, Akosua Adoma Owusu (Etats-Unis, 2014, 7’)

Seide, Elnura Osmonalieva (Kirghizistan, 2015, 13’)

68 ‘

VOSTFR

12 (14)
Ans

Girlfight

Diana Guzman, adolescente de Brooklyn, a le coup de poing facile et l’art de s’attirer des ennuis. Sa mère décédée, elle vit avec son frère et leur père. Pour elle, il faut cogner pour se faire entendre et s’en sortir. C’est comme cela qu’elle découvre le monde très machiste de la boxe. Malgré les embûches, c’est en apprenant à canaliser son agressivité qu’elle pourra s’ouvrir et se découvrir. Sous les traits du schéma narratif classique du héros qui apprend à devenir un homme viril, Karyn Kusama propose une version féministe qui raconte le combat des femmes, sur le ring et partout ailleurs…

110′

VOSTFR

Karyn Kusama

USA   2000

Independent Film Channel

14 (16)
Ans

Born in Flames

Choisi par le comité de sélection

Un comité de sélection composé de cinq jeunes cinéphiles âgé·e·s entre 16 et 21 ans a visionné trois films: Gloria (John Cassavetes, Etats­Unis, 1980), Born in Flames (Lizzie Borden, Etats­Unis, 1983) et Les Combattants (Thomas Cailley, France, 2014). Born in Flames a été sélectionné !

New York, dix ans après une révo­lution sociale, deux groupes féministes diffusent leurs préoccupations politiques sur les ondes de radios pirates, entre deux morceaux de post­punk. Elles sont en guerre contre les promesses non tenues du pouvoir et contre des comporte­ments patriarcaux toujours présents. Fable militante de politique­fiction, l’histoire met en scène des femmes aux points de vue radicaux, qui répondent au sexisme par l’action directe.

80′

VOSTF